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Julien et les autres...

C'est l'an 325, lors du Concile de Nicée, que la secte catholique, qui avait complètement dénaturé le Christianisme depuis Paul, s'installa en maîtresse à Rome.

Par sa constitution de l'an 312, Constantin avait introduit dans les lois l'esprit « jésuique » ; par le concile œcuménique qui fut réuni sous ses auspices le 19 juin 325 à Nicée, il donna à l'Église son organisation et l'associa au pouvoir politique. Ces événements firent du IVème siècle une époque de la plus haute importance pour l'avenir de la société.

NB : L'Eglise avait eu grand tort de tant se hâter d'affirmer sa puissance, car il s'en fallut de peu qu'elle ne perdît en un jour ce qu'elle avait gagné en deux siècles.

L'avènement au trône de Julien (331-363), qui rétablit le culte païen et tenta de raviver la philosophie mourante à Alexandrie, aurait pu amener une violente réaction, si ce prince n'était mort trop jeune pour accomplir ce qu'il méditait.

Julien appelé l'Apostat disait : « Jésus et Paul n'ont pu prévoir les chimères que formeraient un jour les Galiléens ; ils ne pouvaient deviner le degré de puissance où ceux-ci parviendraient un jour. Tromper quelques servantes, quelques esclaves ignorants, Paul et Jésus n'avaient pas d'autre prétention. Peut-on citer, sous le règne de Tibère ou de Claude, des Chrétiens distingués par leur naissance ou leur mérite ?...

« Ni Paul, ni Matthieu, ni Luc, ni Marc n'ont osé dire que Jésus fut un Dieu ; mais quand, dans la Grèce et dans l'Italie, un grand nombre de personnes l'eurent reconnu pour tel, qu'elles eurent commencé à honorer les tombeaux de Pierre et de Paul, alors Jean déclara que le Verbe s'était fait chair, et qu'il avait habité parmi nous. »

Cela prouve que Julien croyait à l'existence de Jésus. Cela prouve aussi qu'il confond les Jésuistes avec les premiers Chrétiens, dont il ne semble pas avoir connu l'existence.

Julien avait été nommé César et gouverneur des Gaules par son cousin Constance en 355. Il passa trois hivers à Paris, dans le palais des Thermes où il vivait simplement et sobrement.

Pendant son séjour à Paris, Julien favorisa le culte de la Grande Déesse Isis, qui avait des temples dans la ville qui devait prendre son nom quand, sous l'impulsion de Julien, on jurait par Isis (d'où Parisis, Paris) au lieu de jurer par le Dieu des masculinistes, Hésus.

Mais ce grand empereur devait mourir jeune. Il fut amené à entreprendre une expédition contre les Perses. Après avoir donné à son armée les preuves d'un courage héroïque, il fut tué d'un javelot en combattant sans cuirasse.

Les néo-chrétiens saluèrent avec une joie sauvage la mort de celui qui venait de tomber en combattant les ennemis de la patrie. Les saints évêques éclatèrent en hymnes de joie féroce : « Le sanglier, qui ravageait la vigne du Seigneur, est étendu mort. »

Après la mort de Julien, l'Eglise reconquit toute l'influence qu'elle avait perdue pendant son règne, et l'esprit tyrannique des empereurs se perpétua chez les papes, leurs continuateurs, qui de ce moment se constituèrent définitivement.

Symmaque, préfet de Rome en 384, puis consul en 391, fut le dernier avocat du paganisme en Occident. Son petit-fils, beau-père de Boèce, fut mis à mort après l'exécution de son gendre par l'ordre du roi ostrogoth Théodoric (525).

Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/lesoriginesethistoireduchristianisme.html

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